11.01.2012
La nausée
D'emblée, j'affirmerai que je n'ai aucune compassion pour les banquiers, fussent-ils présidents de banques centrales. Mais j'avoue que j'en ai encore moins pour les ex-conseillers fédéraux en retraite forcée.
Le gros Blocher, frustré des ses défaites électorales et de la régression de son parti (celui-ci étant rétrograde, qu'y a-t-il d'étonnant à le voir régresser?), s'érige en justicier, en Ivanohé con-fédéral et s'attaque désormais aux têtes qui ne lui reviennent pas. Il a eu celle du président de la BNS. Mais par des moyens infâmes, basés sur une délation dont on ne sait si elle a été achetée ou si elle lui est venue miraculeusement.
Et le voici qui pavanne, se flatte lui-même et sourit de toutes ses dents. Ses laquais journalistiques en Suisse alémanique et son faire valoir cauteleux en Suisse romande, sa Sainte Suffisance journalistique, en sont moites d'émotion.
Tout cela donne la nausée. Blocher me donne la nausée, ses laquais aussi, son larbin échotier de bas étage de Genève aussi.
11:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bns, blocher
18.12.2011
Les TéPéGé ont raté le tram
11 décembre, jour fatidique... Les TéPéGés transforment fondamentalement l'ensemble du réseau. Résultat: places défigurées, trafic délirant, retards partout, augmentation des tarifs et grogne générale.
Les lignes transversales ont disparu et on doit désormais "transborder" à Bel-Air, Rive ou Cornavin. Un trajet qui durait entre 20 et 30 minutes d'une côté à l'autre de l'agglomération prend entre 20 et 30 minutes de plus... D'effroyables poteaux sont plantés partout parce que ces Messieurs des TéPéGé ne veulent pas changer de fournisseur...
Aujourd'hui, on paye plus pour se déplacer plus longtemps. C'est logique d'un certain côté, mais si l'on pense qu'avant, on se déplaçait plus rapidement pour moins d'argent, c'est à n'y rien comprendre.
Le fond est atteint lorsque l'on lit le "chef de la communication" TéPéGé qui affirme, tranquille, que les perturbations s'expliquent par l'approche des fêtes et par une météorologie adverse.Oui, on a bien lu.
Là, on en tombe de son siège (de bus ou de tram). C'est comme s'ils découvraient, par hasard, qu'au mois de décembre, il fait généralement mauvais temps et que, surprise... mais j'y pense, bon sang, il y a aussi les fêtes! On se demande bien ce qui les a empêché de faire tout cela au mois de janvier?
Ces gens se fichent de leurs clients, se fîchent de la population, se fichent de tout.
10:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tpg, chaos, nullité
16.12.2011
Saint-Pascal et la concordance
Comme on pouvait le prévoir, notre excellent Saint Pascal s'offusque du fait que le "parti à 26%" n'ait pas obtenu ses deux sièges au conseil fédéral. Ce revers était attendu tant les dirigeants de l'UDéCé sont à côté de la plaque. Ils parlent maintenant de se retirer du conseil fédéral et de passer dans l'opposition.
Qu'ils partent, la porte est ouverte, grande ouverte.
Saint Pascal revient évidemment sur l'idée bien UDéCé de l'élection du conseil fédéral par le peuple. Il va jusqu'à prophétiser:
"Une fois de plus, c'est son propre crédit de grand électeur que le parlement affaiblit. L'opinion publique n'est pas dupe. Et le jour où elle devra se prononcer sur l'élection du conseil fédéral par le peuple, elle saura se souvenir de ce mercredi 14 décembre 2011"...
Aïe, aïe, aïe! On est mort de trouille...
Notre échotier oublie simplement de relever que, si l'on veut faire élire l'exécutif fédéral par le peuple, il faut aussi créer un système permettant une véritable alternance politique. Car si l'on se contente de l'élection des 7 sages au scrutin populaire, ce pays sera encore moins gérable qu'il ne l'est aujourd'hui. Noter que je dis bien "gérable" et non pas "gouvernable". Car depuis longtemps, la Suisse n'est plus gouvernée, mais (mal) gérée par des technocrates inodores, incolores et insipides à la Schneider-Ammann, Burkhalter ou Maurer.
Non, décidément, Saint-Pascal n'y est plus du tout. Il faut dire qu'à force de s'écouter parler...
14:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : décaillet, politique, conseil fédéral, nullité
15.12.2011
Ressources humaines: la Ville de Genève se fiche du monde
Dans un bel effort de pseudo-solidarité, le maire Maudet vole au secours de l'ex-mairesse Salerno. C'est l'hôpital qui se moque de la charité.
Dans des explications alambiquées, il explique que la direction des ressources humaines de la ville est placée sous la responsabilité du "directeur général de l’administration qui assure l’intérim à la tête des ressources humaines et qu’un expert externe indépendant sera bientôt désigné pour analyser notre politique de recrutement".
Ce qu'il se garde bien de dire, et Salerno contribue à ce silence assourdissant, c'est qu'ils ont eux-mêmes licencié les cadres de direction de la DRH.
Et il va falloir un expert externe pour faire l'analyse du fonctionnement du recrutement... On ne sait si l'on doit rire ou pleurer devant cette incurie benoîtement avouée.
On peut faire le pari que ce dernier sera un de leurs copains.
06:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ressources humaines, ville de genève, nullité
14.12.2011
Adjoints scientifiques délégués à la lutte contre la gauche débile et fonctionnarisante
La lutte contre l'homophobie est une science.
La preuve, nos bons élus municipaux de gauche ont voté le budget de deux postes "d'adjoints scientifiques" qui seront voués à cette nouvelle discipline.
Moi je croyais que l'homophobie relevait de la connerie pure, simple et crasse. Celle qui ne s'étudie pas.
On en tombe de sa chaise. Là, vraiment, on touche le fond du fond, après les "agents de sécurité préventive" du ministère de la culture.
Pour ma part, je propose que la lutte contre la gauche débile et fonctionnarisante soit aussi érigée au statut de science, exacte de surcroît.
Et au prochain budget, d'ajouter quelques fonctionnaires de plus aux 4000 existants, voués à cette lutte de tous les jours.
06:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, débile, homophobie
08.12.2011
Le conseiller municipal au couteau suisse
Le conseiller municipal Tobia Schnebli fait partie du mouvement "Urgence Palestine". Tout plein de ses certitudes, il ne trouve rien de mieux à faire que de se rendre à la soirée organisée par le Fonds National Juif (KKL) muni de tracts et de drapeaux palestiniens... Et se fait évidemment prendre avec deux de ses camarades par les services de sécurité.
Le militant pris sur le fait réplique en disant:
"C’est un procès d’intention, en bon Suisse, j’ai toujours mon couteau suisse. Mais ce n’est pas un objet militaire, car il a l’emblème du Groupe pour une Suisse sans armée. J’ai dit à la police que nous irions avec trois militants au Victoria Hall. Sur place, nous avons été fouillés, on se serait cru à l’aéroport de Tel-Aviv. C’est vrai j’avais des tracts, deux drapeaux car je sortais de la manifestation organisée non loin de là par le collectif Urgence Palestine. Nous ne voulions pas perturber le spectacle, le but était d’écouter ce qui se disait dans cette enceinte".
On est consterné par tant de stupidité naïve. Que pensait-il? Qu'il allait pouvoir impunément brandir les drapeaux palestiniens dans cette assemblée et brandir son canif du GSSA?
Et puis, est-il seulement passé par l'aéroport de Tel-Aviv? Il est permis d'en douter. Enfin, le prétexte d'arriver directement d'une manifestation ne tient évidemment pas la route, pas une seconde.
On a les élus que l'on mérite. Décidément, la Ville de Genève est tombée bien bas.
21:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : couteau suisse, ville de genève, nullité
03.12.2011
Sandrine Salerno a toujours raison!
L'ex-mairesse Sandrine Salerno a toujours raison.
Elle a raison dans le conflit qui l'oppose désormais à la justice qui a tranché contre son oukase visant à rémunérer les travailleurs du nettoyage envers et contre les dispositions de leur convention collective de travail.
Coût probable pour la collectivité: 1 million de francs.
Elle a raison d'avoir favorisé l'engagement de Boris Drahusak à la direction des ressources humaines de la Ville de Genève.
Coût pour la collectivité: une indemnité de départ évitée de justesse, mais considérables dégâts d'image quant à la manière dont l'administration est gérée.
Dommage collatéral: la direction des ressources humaines est sinistrée.
Elle a raison de polémiquer avec le directeur de la Comédie pour lui reprocher d'avoir invité Cantat sur scène. Et ici, il faut l'entendre: «La présence du chanteur jouant sur la scène genevoise est indéniablement une provocation douloureuse infligée aux victimes de violence et à celles et ceux qui luttent contre le déni de cette souffrance».
Coût de cette belle opération de relations publiques: un élément de plus à verser au dossier de l'incurie de l'ex-mairesse. Et on peut ajouter que les souffrances des collaborateurs et cadres de son département, victimes de son incurie managériale, elle s'en contrefiche.
Elle a raison d'avoir fait engager des enquêtes administratives à charge à l'encontre de collaborateurs de son département, dont certains ont fini par perdre leur emploi.
Coût pour la collectivité: un incroyable montant d'honoraires d'avocat externe à la Ville de Genève, supposé garantir la neutralité de cette procédure inique.
Elle a raison, bien évidemment, de n'avoir qu'averti Madame V. W.-A. qui s'était pourtant rendue coupable d'un tentative de manipulation de la communication de sa cheffe, laquelle prétend n'avoir été au courant de rien.
Coût pour la collectivité: nul.
Gain pour la collectivité: nul.
Gain pour Madame V. W.-A.: elle garde son job, à la charge, bien entendu, de la collectivité.
Elle a raison de critiquer la Genève internationale qui apporte des revenus fiscaux dont la Ville profite.
Coût probable de l'opération: départs programmés de ces entreprises, perte de revenus fiscaux.
Cette énumération n'est qu'une petite partie des abus de pouvoir, décisions iniques et mauvaises manières de la magistrate.
Décidément, trop c'est trop. Il n'y a plus qu'une solution, la démission. Et si l'ex-mairesse prend cette décision, là, elle aura assurément raison. Et la collectivité ne s'en portera que mieux.
17:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salerno, nullité
30.11.2011
Le maire Maudet, indigné, se désaisit
Le maire Maudet s'est fendu d'un communiqué de presse pour expliquer qu'il s'était fait duper par ses camarades de gauche du conseil administratif. Le bon peuple appréciera ce bel élan de solidarité consistant à autoriser les indignés à continuer de squatter le parc des Bastions sans limitation de "périmètre et de durée".
On ne sait pas ce qui est le plus affligeant, en définitive.
Le maire Maudet qui, pincé, se désaisit du dossier, ou alors la stupidité crasse de ses collègues qui, au nom d'une idéologie pseudo-libertaire, laissent faire un mouvement dont les bonnes intentions ne sont pas en cause, mais dont l'occupation de l'espace public est assez irritante...
Il n'y a guère que sa Sainte Suffisance Journalistique pour se réjouir que le maire de cette bonne Ville finisse par délaisser l'intérêt public, tout drapé dans sa fierté... Il est vrai qu'il est plus facile pour le maire de donner son avis sur ce qui ne le regarde pas que de gérer les affaires. Et il semblerait qu'il aspire à de plus hautes fonctions gouvernementales...
On craint le pire.
21:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maudet, indignés, ville de genève, nullité
29.11.2011
Salerno: du balai
Décidément, notre ex-mairesse, Sandrine Salerno, a de la suite dans ses mauvaises idées.
Pour un million de francs par année, aux frais des contribuables, bien entendu, elle s'obstine à vouloir aller contre les dispositions de la convention collective de travail (CCT) du secteur des nettoyages.
Elle s'est fait débouter par le tribunal administratif, mais qu'importe. La dame veut toujours avoir raison, envers et contre tout.
Quand elle a une idée fixe...
Finalement, pour Sandrine Salerno, il n'y a qu'une selue solution qui, en l'occurrence, paraît fort appropriée: du balai!
06:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : salerno, incurie, ville de genève, nullité
27.11.2011
Brunner, Blocher, au vestiaire
Brunner à Saint-Gall, Blocher à Zürich.
L'élève et le maître sont renvoyés au vestiaire par un électorat résolument mature. Le dinosaure pourra enfin prendre sa retraite et l'agriculteur retourner à son domaine.
Les démocrates se sentent mieux, la démocratie aussi.
Tant mieux.
17:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udécé, blocher, brunner, nullité



